Les traitements de PMA: le cycle naturel comme modèle

Tous les traitements en PMA vont suivre un même schéma et les médecins vont adapter les traitements suivant les résultats d’analyses de chaque femme.

Pour bien comprendre un traitement en PMA, il faut comprendre le cycle naturel d’une femme.

Aux premiers jours du cycle, une petite glande du cerveau va produire les hormones FSH et LH, celle-ci aideront les follicules à de développer et les ovocytes à mûrir.

Une FSH élevée par exemple nous aidera à savoir que la glande a besoin de beaucoup travailler (produire beaucoup d’hormones) pour faire grossir les follicules. Cela voudra dire qu’il y a un problème au niveau de la maturation des ovocytes.

L’une des solutions seraient donc d’aider la patiente avec l’injection de ces hormones pour induire la maturation des ovocytes. Le dosage de ces injections dépendra des résultats hormonaux de chaque femme et sera adapté par la médecin suivant les besoins de la patiente.

Une FSH très élevée sera synonyme d’insuffisance ovarienne ou de ménopause précoce et la solution serait donc de proposer à la patiente un don d’ovocytes.

Au fur et à mesure de l’évolution des ovocytes, ils produiront de l’Œstradiol. Cette hormone va permettre à l’endomètre de s’épaissir et de se préparer à recevoir les embryons.

Lors d’un cycle d’IAD ou de FIV, la patiente produira naturellement de l’Œstradiol, grâce au développement des follicules.

Par contre, pour un don d’ovocytes, la patiente aura besoin d’un apport en œstradiol car elle n’aura pas de follicules en développement. Elle devra donc suivre un traitement de préparation de l’endomètre pour copier le cycle naturel de la femme.

Après 9 à 15 jours de développement, les ovocytes sont enfin mûrs et prêt à l’ovulation. L’ovocytes est donc libéré de son follicule et va descendre par les trompes. Au moment de l’ovulation, le corps produira de la progestérone. Ceci sera un signal pour l’endomètre, qui va comprendre que l’implantation est proche et va se préparer à accueillir l’embryon.

 Que ce soit en cycle de FIV ou en cycle de FIV DO, la patiente devra recevoir un traitement de progestérone, car les ovules seront extraits des follicules par ponction et la progestérone ne sera donc pas libérée naturellement. Il faudra donc que la patiente commence la prise de progestérone au jour de la ponction comme s’il s’agissait d’une ovulation. La patiente devra donc prendre ce traitement pendant que l’embryon de développe en laboratoire.

Certains tests de réceptivité de l’endomètre permettent aux médecins de connaître le dosage de progestérone dont aura besoin la patiente.

 

Ce schéma sera donc toujours copié et respecté pour tous les traitements de PMA. En dehors des hormones de la fertilité, les médecins devront vérifier s’il n’y a pas d’autres facteurs qui peuvent rentrer en compte et qui peuvent être corrigés par un traitement additionnel. Il peut s’agir de problèmes de coagulation du sang, d’immunité de l’endomètre, de tyroïdes, des carences en vitamines, etc. Il est donc important d’établir un bilan complet avant de commencer un traitement en PMA.

Le cycle de la femme

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